vendredi 17 mai 2024

Pirates (Joone, 2005, USA)


Pirates (2005)

Titre original : Pirates
Réalisateurs : Joone
Année de sortie : 2005

Dans l'univers souvent stéréotypé du cinéma pour adultes, "Pirates" (2005) émerge comme un ovni cinématographique, naviguant entre les eaux tumultueuses de l'érotisme explicite et les rivages plus structurés de la grande production hollywoodienne. Réalisé par Joone, "Pirates" n'est pas seulement une œuvre pornographique, mais aussi une ambitieuse tentative de réinventer les codes du genre en fusionnant une narration épique, des effets spéciaux impressionnants et une production de haute qualité. À l'instar de "Caligula" de Tinto Brass ou des films d’Andrew Blake, "Pirates" cherche à repousser les frontières et à brouiller les lignes entre le cinéma traditionnel et le cinéma pour adultes.

Le projet "Pirates" est monumental pour le genre, avec un budget avoisinant le million de dollars, une somme colossale dans l'industrie du cinéma pour adultes. Cette enveloppe budgétaire se traduit par des décors somptueux, des costumes élaborés et des effets spéciaux dignes des productions mainstream. Joone, visionnaire derrière Digital Playground, ne se contente pas de réaliser un film pornographique classique ; il crée un véritable film d'aventure avec des scènes de sexe explicites.

L'intrigue de "Pirates" suit les aventures du capitaine Edward Reynolds (Evan Stone) et de son équipage, qui se lancent dans une quête pour vaincre le maléfique capitaine Victor Stagnetti (Tommy Gunn). À travers des combats navals, des épées qui s’entrechoquent et des trésors cachés, le film tisse une trame narrative qui soutient les nombreuses scènes de sexe.
Ce qui distingue "Pirates" de ses contemporains, c'est son souci du détail dans la narration. Là où de nombreux films pour adultes se contentent d’une trame minimaliste, "Pirates" se veut un véritable film d’aventure. Les personnages sont développés, les dialogues sont travaillés, et les scènes de sexe, bien que centrales, ne sont pas la seule raison d'être du film. Elles sont intégrées de manière à servir l’histoire, ajoutant une dimension érotique à l’aventure épique.

Visuellement, "Pirates" est un régal pour les sens. Joone utilise une palette de couleurs riches et une cinématographie dynamique pour créer un monde à la fois fantastique et crédible. Les scènes en mer, tournées avec des navires grandeur nature et des effets numériques de pointe, rivalisent avec celles des grands blockbusters hollywoodiens. Les combats sont chorégraphiés avec soin, et la caméra capture chaque mouvement avec une précision captivante.
Les scènes érotiques, cœur de l’œuvre, sont filmées avec une esthétique qui se distingue par son élégance et son inventivité. Contrairement à la crudité souvent associée au genre, Joone opte pour une approche plus artistique. La lumière, les angles de caméra et le montage sont soigneusement orchestrés pour créer des scènes qui sont à la fois excitantes et visuellement captivantes. Cela rappelle les œuvres de réalisateurs comme Andrew Blake, qui ont toujours privilégié une approche esthétique de l'érotisme.

Les performances des acteurs dans "Pirates" méritent une mention spéciale. Evan Stone, dans le rôle du capitaine Edward Reynolds, apporte une dose d'humour et de charme qui ancre le film dans une tradition de récits de pirates tout en le distinguant par une forte présence charismatique. Jesse Jane, qui joue Jules, offre une performance remarquable, équilibrant sensualité et bravoure. Le casting inclut également des performances mémorables de Janine Lindemulder et Carmen Luvana, dont la chimie à l'écran ajoute une profondeur supplémentaire aux scènes érotiques.

À sa sortie, "Pirates" a été acclamé pour son ambition et sa réalisation. Il a remporté de nombreux prix dans l'industrie du cinéma pour adultes, dont le très convoité AVN Award du meilleur film. Plus important encore, "Pirates" a ouvert la voie à une nouvelle ère de films pour adultes, où la qualité de la production et la narration sont aussi valorisées que le contenu érotique.
Ce film a également suscité des discussions sur la nature du cinéma pour adultes et sur les possibilités de redéfinir ce genre souvent mal compris et sous-estimé. En brouillant les frontières entre l'érotisme explicite et le cinéma traditionnel, "Pirates" pose la question de la place du cinéma pour adultes dans le paysage culturel plus large.

En définitive, "Pirates" de Joone n'est pas simplement un film pour adultes ; c'est une déclaration audacieuse sur ce que le genre peut atteindre. En fusionnant une intrigue captivante, des personnages bien développés, et une production de qualité supérieure, "Pirates" se distingue comme une œuvre qui mérite d'être examinée non seulement pour son contenu érotique, mais aussi pour son apport au cinéma en général. C’est un film qui rappelle que le cinéma pour adultes peut aussi être ambitieux, créatif, et, surtout, artistiquement valable.

mercredi 31 août 2022

[Plan tube] Petit jeu entre ami

 Une enivrante rousse sirtote un thé sur un canapé d'une maison quelconque. Son copain rentre avec un ami... Le jeu peut commencer.... celle-ci propose à l'ami de lui toucher ses seins. et c'est là que tout commence.... Peu à peu la femme s'offre à cet homme pendant que son copain regarde sans participer.

Les corps se dénudent, la bite est enfourné grande dans la bouche... la femme est baisée pendant que son copain regarde amoureusement sa femme se faire plaisir.


La vidéo provient d'un site spécialisé où toute les vidéos ont le même principe. Un homme "vend" sa femme/copine pour une partie de baise devant la caméra. Le principe de vendre étant bien vite redondant, le jeu prend vite la place à la transaction. Perso, j'aime.
(et rien que la petite attention de placer le coussin sous la tête de sa compagne... j'apprécie.)

mardi 30 août 2022

Otages (Liza Del Sierra, 2020)


Le carton d'intro du film annonce la couleur. "Ce film a été tourné dans le respect de la charte déontologique de la pornographie, tous les acteurs et actrices sont professionnelles qui ont travaillés dans un environnement éthique, et dont la santé a été préservée". Petite aparté qui va bien en le disant, on ne le dira jamais assez... La pornographie est fiction, les actrices et acteurs des performeuses et performeurs pros dont c'est le travail de nous faire rêver par "des performances", cela ne reflète en rien le monde réel (même si on aimerait bien parfois).

Deux vagabonds sont sur une route de campagne (Max Sorrow et Ilona). La femme se fait renverser par une voiture conduite par Phil Hollyday (ou Holliday selon le générique) avec comme passagère la sublime Alice Martin.... et là, je dois dire que de plus en plus je suis fan de Phil Hollyday et de son jeu d'acteur...

Une séquence d'action voyant des hommes cagoulés fuir a lieu, l'un d'eux se fait prendre.

On revient sur Phil Hollyday vidant son coffre pour y mettre le corps de la femme percuté. Toute la goujaterie faite homme. On notera la plaque d'immatriculation à l'ordre de 33 films, petite private joke sympathique.

C'est l'instant où les enjeux sont expliqués. Dans la voiture puis après un dialogue sur une table de pique-nique. Puis c'est à nouveau un flash-back.... on y voit Ilona attendre Max Sorrow qui sort de prison et l'amène à une charmante demoiselle (Alba Lala) qui lui fait dégorger le poireau. c'est la première scène XXX après plus de 10 minutes de films. Pendant ce temps Ilona regarde en consultant vaguement son portable d'un air blasé.


Retour au présent où ils sont arrivés à destination dans un château où sévit Rico Simmons et Mya Lorenn qui après avoir accueilli tout ce beau monde décide de s'occuper du choix du repas à la cave.... En commençant par un cuni. Puis c'est l'escalade des sens, les corps se rassemblent. L'intérêt de cette scène est que le sexe est ici pratiqué quasiment comme dans un vrai couple, sans grande effusion et avec le physique  très MILF-friendly de Mya Lorenn, nous sommes dans quelque chose de très naturel. Sans chichi.


Retour sur Phil Hollyday et Alice Martin qui n'en peuvent plus et cherche à faire disparaitre le corps.

C'est le moment de l'entrée en scène de ma chouchou de ce film (car oui, à chaque fois, il y en a une) c'est Lauren Walker. Elle gère le domaine de main de maitre ainsi que Phil Hollyday, elle lui montre ces différentes qualités pour qu'il quitte sa femme. Qualité très présente et ce même en pleine nature au milieu des vignes.


Pendant que Phil Holliday trompe Alice Martin avec Lauren Walker. Alice Martin le trompe avec Melia Rose. Et ça, c'est la preuve d'un couple unie. Précédemment dans Carré de dames pour 3 as, je vous ait dit tout le bien que je pensais de Melia Rose et ça continue aujourd'hui.


Elles ne proposent donc une très belle scène lesbienne, langoureuse qui prend son temps pour faire monter la pression. Après ce temps de détente, c'est au tour d'une scène entre Lauren Walker et Rico Simmons. Celle-ci cherche sûrement une augmentation et s'en occupe de la plus belle des manières (parce que les entretiens d'évaluations.... c'est surfait).

Après avoir visité la maison, Max Sorrow se rapproche de Mya Lorenn. Las de cette situation où il fait chanter son couple, Alice Martin va à la confrontation et apprend que Max Sorrow n'a pas l'intention de les lacher et qu'il va baiser sa soeur (Mya Lorenn). Quelques minutes, c'est effectivement à une scène entre Max Sorrow et Mya Lorenn auquel nous assistons (au clair de lune, un brin sous-exposé). Alice Martin prend un fusil et tue le malotru (et en profite pour divorcer de Phil Hollyday... parce que bon... hein....)

L'image final voit Phil Hollyday partir triste au lendemain matin sous les yeux des femmes de la propriété. Fin.

Le résumé ci-dessous ne peut tout dire d'un film thématiquement riche. Les Otages, ce sont certes le couple au début du film mais aussi l'ensemble de la famille qui est otage de la bienséance. Quid ne peux avouer en aimer une autre, quid ne peux avouer son homosexualité etc... etc... 

Non vraiment Liza del Sierra, elle a fait fort pour son film.

vendredi 26 août 2022

Twilight dinner (Yutaka Ikejima, 1998)


Et si on changeait légèrement de registre (sans trop en changer, hein....) en allant du côté du porn-horreur japonais. Oui, le cinéphile en moi reparait.

Yutaka Ikejima

Kazuhiko est arrêté par la police pour le meurtre de Kumi (Reina Azuma) voit emménager en face de son appartement deux sœurs (Tsukiko et Mayako joué respectivement par Yutaka Ikejima et Yumi Yoshiyuki) dont le comportement le trouble. Une relation se noue entre Kazuhiko et la plus jeune des soeurs. Nous sommes à 10 minutes de film et c'est enfin la première scène hard entre les deux tourtereaux Kazuhiko et Mayako. Les corps enlacés, les beaux seins de Yumi Yoshiyuki font plaisir à voir. Alors oui, nous sommes dans un hard soft plus proche de l'érotisme, les sexes masculins ne sont pas visibles mais la violence de ce corps à corps ne laissent rien douter, la sauvagerie est bien présente jusqu'à une extase où Mayako en position dominatrice sur Kazuhiko prend l'initiative des mouvements et des coups de reins.

Yumi Yoshiyuki, Yutaka Ikejima

La relation s'installe donc et après une soirée arrosé, Mayako ivre réclame du vin avant de s'endormir. C'est l'instant suspense car tout est fait pour bien surligner que ce n'est pas du vin ordinaire. Mais interrompu par Tsukiko, celui-ci rentre chez lui.


La scène suivante intervient aux alentours de 20 minutes (les japonais sont métronomiques), Tsukiko débarque dans l'appartement pour s'excuser de son attitude et d'une manière vénéneuse en vient à baiser avec Kazuhiko. Là où sa soeur est en douceur naïve, celle-ci est plus reptilienne, plus sournoise mais après avoir mordu Kazuhiko, l'orgasme n'en sera que plus dévastateur. Perte de contrôle du corps comme une crise d'épilepsie. La sournoise amène à un orgasme incontrôlable presque plus réelle.

Bien sûr, les deux sœurs finissent par s'engueuler et cela finit avec une scène saphique (aux alentours de 30 minutes de métrage... décidemment.) et l'utilisation d'un gode-ceinture.... nous comprenons alors le lien de soumission de la cadette envers l'ainée (mais sont elles réellement soeurs?)


Kazuhiko se retrouve confronté à Mayako. Mais au cours de la conversation Kazuhiko est pris d'une irrépréssible envie de boire. Mais lorsqu'il boit de l'eau, il la vomit. Pendant ce temps au commissariat comme par hasard l'un des inspecteurs se coupe sur une tasse. (Comme par hasard.)

Il est peut-être temps de faire intervenir Kumi, non? Celle-ci est serveuse dans le restaurant où la soirée arrosé a eu lieu, elle est aussi serveuse dans le bar où Kazuhiko s'épanche de ces problèmes à un ami et outre le don d'être embauché partout se montre trés intéressé par Kazuhiko...


Puis là, c'est la séquence de montage.... Kazuhiko baise tout ce qui bouge y compris des hommes (représenté par 3 personnes.... oui, ils avaient pas assez d'acteurs.... c'est la pénurie mon bon monsieur). Puis, on finit sur une jouissance difficile avec Mayako où la jouissance n'a pas l'air au rendez-vous. 


Peu à peu Kazuhiko perd pied et commence à ne plus supporter le soleil. Et c'est là que les soeurs partent laissant un petit message d'Adieu à Kazuhiko. (Message pas très explicatif d'ailleurs, on y apprend juste qu'ils sont d'une autre espèce). Mais grâce à la magie du montage, on apprend que ce sont des vampires.


C'est dans les bras et surtout le lit de Kumi que Kazuhiko part se consoler et après un bouffage de chatte d'anthologie (jusqu'au sang) que le drame survient. Le corps à corps a bien lieu et finit en extase. C'est dans la douche que Kumi va trouver la mort après ce que j'appelle communément IRL "la seconde partie". Kazuhiko est irrémédiablement attiré par le sang s'écoulant de la chatte de sa partenaire qu'il bouffe jusqu'à ce que d'un coup de dent le bain de sang commence.

Retour à l'interrogatoire. Bien sûr, l'un des deux flics ne le croit pas mais après avoir quitté la pièce celui restant lui avoue être un "vampire" aussi et qu'il sera protégé. (le tout en lui donnant un baiser). Fin.


Il existe un Twilight dinner 2, dont je ne sais si je le chroniquerai mais il est temps de faire quelque petites remarques sur les fantasmes de nos amis japonais. Il est amusant de noter quelques constances... d'abord l'image de la girls next door mystérieuse et accueillante (assez répandu aussi en occident) ainsi que les scènes alcoolisées. Très récurrentes dans leurs vidéos (même si ici, la scène ici est non-sexuel, elle est quand même un moteur de la narration....) 


Et puis, il y a cette pudeur toute japonaise à très peu montrer les sexes masculins. Cachés par les cheveux ou les cuisses des partenaires mais jamais réellement visible. Le pays du soleil levant les bites aurait il un petit complexe?

Les deux Gouines (José Bénazeraf, 1975)

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